art dans l'air.jpg (343905 octets)

cv.jpg (85524 octets)

      130719 Gilles_100.jpg (36764 octets)   

DSC_4.JPG (2662818 octets)  DSC_2.JPG (2659724 octets)

Happening ou performance en public...........

  happening1.jpg (27190 octets)     happening2.jpg (26082 octets)    happening3.jpg (26172 octets) 

La performance en public, gilles Chapel connaît. Il a travaillé avec les plus grands: Paco Ibanez, Calvin Russel, Luther Allison, les frères Toure Kunda. C ’est  un spectacle à part entière. C ’est une danse autour de la toile,  la  musique et la  couleur ne font alors qu ’un.

 

 

 

  Écriture, traces, signes, geste, le travail de l'artiste à trouvé ses fondements dans ces quelques mots, les arènes de Nîmes l'ont fasciné. Aussitôt avec ses danses, ses sévillanes, ses corridas, Chapel nous emporte avec lui dans un paséo de lumière, où les couleurs crient la chaleur et la fête.

Writing, traces, sings, and gestures: the origins of the work of the artist. Nîmes amphitheatre fascinated him. At fisrt sight, his dances, Sévillanes and bulls fights sweep us off our feet, in a twirl of a toreador's cape, where his colours cry out the heat of the festivities.

 

Né le 19 janvier 1961 à Aix-en-Provence, vit à St Florent sur Auzonnet GARD.

1978-1981 Beaux-Arts de Nîmes atelier de céramique José Granier.

1980-1984 Beaux-Arts d'Aix en Provence atelier de céramique Jean   Biaggini.

1984 Maîtrise d'Arts Plastiques faculté d'Aix-en-Provence.   “  Corps et textiles et espaces environnants ”    

Actuellement:     Professeur d'Arts Plastiques et Arts appliqués

 

Nombreux et complexes sont les prétextes à la création d’une œuvre d’art, sa maturation nécessite parfois un cheminement long et tortueux.

L’Histoire de l’Art se révèle alors un support généreux pour celui qui sait s’y référer.

Telles sont les exigences et les référents qui sous-tendent la recherche et le parcours artistiques du peintre-céramiste Gilles Chapel.

 

1976  École des Beaux-Arts  Nîmes département céramique       atelier José Granier

 

« La réalité est l’essence de l’abstraction »

Dans sa quête de l’essentiel, l’artiste explore la fragilité de l’équilibre matière- anti matière, exploitant les failles, fentes, craquelures… tous les défauts qu’impose le travail de la terre et qui deviennent pour lui sujets à empreintes, moulages, points de sutures, etc….

Dans sa peinture, les petites annonces se font calligraphies :

« Vds cheval à bascule… » …    « JH cherche JF pour fonder foyer »  …

 

1980     Faculté d’Arts Plastiques / École des Beaux-Arts département céramique  atelier Jean Biaggini     Aix-en-Provence

 

« Le corps, le textile et les espaces environnants »,

Des moulages de corps vivants et leur mise en situation seront au cœur de 4 ans de travaux. Il sera aidé dans ses recherches par Claude Viallat, alors directeur de l’École des Beaux -Arts de Nîmes.

En 1983-84, sa passion pour l’Égypte ancienne l’amènera à fréquenter régulièrement le Musée Borelli  (Marseille).

Sous ses doigts, naîtront pharaons et déesses égyptiennes grandeur nature, aux corps recouverts de signes et d’écriture permettant de situer ces personnages dans des contextes bien précis.

 1985        Galerie de la Salamandre  Nîmes, rencontre avec le céramiste japonais Ioshio Ishii

 

Invité à exposer à Tokyo, Gilles Chapel  s’y rendra à 3 reprises et en reviendra riche de nouveaux acquis techniques et spirituels.

 1986                                                                                                     « Le Jeu de l’Arène »

où se mêlent et s’affrontent les civilisations du torero, du samouraï et des gladiateurs.

Quelque part dans un espace de forme ovoïde, un combat va avoir lieu : « 2 gladiateurs armés de lumière devaient affronter 4 guerriers équipés d’armes de fer ».

La question d’équilibre liée au problème de l’existence du jeu et de sa règle est posée. L’absurde combat des hommes… pour quoi ?  pour qui ?

« Là, 3 hommes et 3 femmes attendaient, immobiles, harnachés d’une curieuse manière… »

Nul vainqueur, nul perdant…. Tout n’est que prétexte à jouer….

 

 Années 1990                                                                                    "  Peintures"

 

La peinture prend le pas sur la céramique.

La danse, la tauromachie, les paysages, les marines, la fête… autant de sujets que le peintre va aborder et développer laissant exploser les couleurs de sa palette.

Expositions et happenings  se succèdent tant en France qu’ à l’étranger laissant peu de temps pour la céramique.

 

2003                                                                                               " Kakémono ou Kakéjiku"

 

Couleurs et peinture ont quitté la toile pour s’enrouler autour des céramiques.

La toile elle-même se transforme et devient kakémono (rouleau de toile suspendu).

 

Sur le support de toile roulée, l’écriture se fait verticale.

L’objet déroule son histoire et c’est en haut que commence le discours de l’artiste.

Les images s’impriment sur fond de papiers collés, parfois rehaussés de couleurs vives, preuve que l’unité naît parfois de la discordance.

Les sujets imprimés, instantanés d’images diverses agissent sur l’œil ainsi que des caractères typographiques, comme ces idéogrammes orientaux aveuglant de noirceur comme pour être mieux lus.

Et le spectateur parcourt le sujet, décrypte le message parachevé par le sceau rouge de l’artiste signant ainsi la fin de l’histoire.

Prenant du recul, il embrasse le kakéjiku dans son ensemble : sa forme soulignée au pastel gras et ses bords de céramique stabilisant l’œuvre dans  une parfaite verticalité.

Alors, le rouleau peint peut être rangé, l’objet cylindrique se refermant à nouveau sur ses secrets.

 

 2009- 2010                                              " Terres modelées et peintes, toiles imprimées. "    

                   

Les céramiques s‘inspirent de sa passion pour la tauromachie, les danses sévillanes et pour les samouraï.

Une histoire est à l’origine de ces derniers personnages peints.

La légende des 47  samouraïs s’inspire d’un fait historique.

En 1701, un chef samouraï est condamné au suicide rituel (seppuku) par le shogun Tokugawa Tsunayoshi pour avoir blessé Kira, le maître de cérémonie de la maison du shogun, qui l'avait insulté.

Ses 47  samouraïs décident de le venger en tuant Kira. L’attentat eut lieu le 14 décembre 1702, après avoir patiemment planifié. Condamnés au seppuku pour meurtre et ils s'exécutèrent le 4 février 1703.

Sachant pertinemment qu’ils seraient condamnés à mort, leur acte n’en paraît que plus honorable et courageux. KUWAGATA, samouraï au casque à cornes fait partie des 47 guerriers.

Ishi-jo, femme de Oishi Yoshio, l'un des « 47 ronin fidèles » est elle-même samouraï.

 

Les peintures sont des instantanés, imprimés sur la toile, peint, re-imprimés et parfois repeint. Le doublement du procédé rend un bougé : un bégaiement du trait et crée la nécessité d’ajuster la vision et la vue. Ajuster encore pour découvrir des motifs- surprise dans un jeu de dévoilé- caché entre artiste et regardant. Plusieurs tableaux dans le tableau et quelle interpellation ! Le trait d’encre bleu : tout se passe comme si photographie, sérigraphie aidant, le « tampon » avait trouvé une application et un développement extravagants.

 

2011- 2012 - 2013 " L'abstraction, source de réalité " 35 années pour "ajouter".

« La réalité est l’essence de l’abstraction »,  j’écrivais cela pleinement convaincu, Il y a une trentaine d’années.

Aujourd’hui, ma démarche est inverse. J’ai tellement « rajouté » à ce monde simplifié que je me trouve à présent face à une « réalité peinte » qui me « crève » les yeux et me rassure par contraste avec celle de la vie réelle où les valeurs ont tant été épurées qu’il ne reste plus rien.

 Je me projette dans le passé et me retrouve aux cotés de Siegfried Bing qui invita au début de ce siècle les artistes contemporains à faire du beau, de l’utile à la fois.

Les Nabis envahirent les murs et les espaces, Lautrec se mit au vitrail ainsi que Van Gogh et c’est dans une frénésie toute particulière que les artistes se retrouvèrent artisan de l’époque.

 L’utile, c’est ce qui rapproche le japonais mon modèle de cette réalité parfaite qu’on appelle beau en occident.

C’est dans chaque objet que je retrouve cette grâce infinie, cette esthétique parfaite, que l’on expose parfois dans une espace réservé à l’Art.

Dans ma réalité toute nouvelle, je me sens comme au siècle passé, décalé dans ce monde épuré, dénué de toute référence. Je suis dans le monde du visible, lisible par tous. Ils sont dans le monde de l’invisible qui ne satisfait qu’eux.

Ces contemplatifs évitent la lumière de peur de se brûler. Ils préfèrent le jaune à la chaleur du soleil. Ils ont épousé la fiction, l’abstraction, le suprématisme des formes et ont oublié ses usages.

 La révolution est en marche, l’abstraction détaillée  mène à cette réalité des choses du monde du visible. Je me sens artiste et artisan, je joins l’utile à l’agréable.

Le beau est dans l’utile.

 Théophile Gautier, défenseur de " l’art pour l’art ", écrit dans la préface de Mademoiselle de Maupin en 1835:
"Tout ce qui est utile est laid… L’endroit le plus utile des maisons, ce sont les latrines."

 Marcel Duchamp répond en exposant ses pissotières en 1917.

 

 

  Texte et peinture                    accueil.jpg (17417 octets)